Influenza aviaire : point de situation en Haute-Vienne

 
 

La situation liée à l’épizootie d’influenza aviaire hautement pathogène est actuellement très évolutive : d’ores et déjà présente en Nouvelle-Aquitaine, elle est désormais formellement identifiée en Dordogne. Une suspicion forte est en cours d’investigation sur la commune de Lanouaille en Dordogne. En conséquence, deux communes de la Haute-Vienne sont en Zone de contrôle temporaire (ZCT), celle de Saint-Yrieix-la-Perche et celle de Glandon. Un arrêté préfectoral de zonage qui définit les mesures à mettre en œuvre vient d’être pris pour la zone de contrôle temporaire.

1. Mesures concernant les professionnels

En conformité avec les mesures prises en Dordogne, il s’agit de bloquer les risques d’extension par les mouvements d’oiseaux, le temps que la suspicion soit infirmée ou confirmée.

Les principales mesures sont les suivantes :

Les mouvements des oiseaux sont interdits sauf dérogation accordé par la DDETSPP et sous réserve de transport direct et de mise en place de mesures de biosécurité.

Il est instamment demandé à toutes personnes étrangères aux sites d’élevage de ne pas y pénétrer, ni de circuler aux abords, afin de ne pas contribuer à la diffusion de ce virus extrêmement volatile et pathogène pour toutes les espèces d’oiseaux.

2. Mesures concernant les particuliers

Protection des basses-cours des particuliers :

Il est aussi demandé aux propriétaires privés de basse-cours à utilisation non commerciale d’impérativement mettre en place les mesures suivantes :

  • confiner les volailles ou mettre en place des filets de protection sur la basse-cour ;
  • exercer une surveillance quotidienne des animaux.

Si une mortalité anormale est constatée : conserver les cadavres dans un réfrigérateur en les isolant et en les protégeant et contactez votre vétérinaire ou la direction départementale en charge de la protection des populations.

Rappel des mesures applicables en tout temps pour les particuliers :

  • protéger votre stock d’aliments des oiseaux sauvages, ainsi que l’accès à l’approvisionnement en aliments et en eau de boisson de vos volailles ;
  • éviter tout contact direct entre les volailles de votre basse-cour et des oiseaux sauvages ou d’autres volailles d’un élevage professionnel ;
  • ne pas vous rendre dans un autre élevage de volailles sans précaution particulière ;
  • protéger et entreposer la litière neuve à l’abri de l’humidité et de toute contamination sans contact possible avec des cadavres. Si les fientes et fumiers sont compostés à proximité de la basse-cour, ils ne doivent pas être transportés en dehors de l’exploitation avant une période de stockage de 2 mois. Au-delà de cette période, l’épandage est possible ;
  • réaliser un nettoyage régulier des bâtiments et du matériel utilisé pour votre basse-cour et ne jamais utiliser d’eaux de surface : eaux de mare, de ruisseau, de pluie collectée pour le nettoyage de votre élevage.

Pour plus d’informations, les personnes concernées peuvent consulter le site internet du m inistère de l’Agriculture et de l’alimentation .

L’État sera présent aux côtés des éleveurs concernés : leurs pertes seront compensées dans le respect des réglementations européennes et nationales. La France, comme de nombreux pays européens, est confrontée depuis plusieurs semaines à un épisode d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP).

Ce virus atteint exclusivement les oiseaux, circulant dans la faune sauvage et se manifestant à l’occasion des migrations. Il n’est ni transmissible à l’homme par voie directe, ni par la consommation de viande d’origine aviaire, œufs, foie gras et plus généralement de tout produit alimentaire.