Gestion des vagues de chaleur en milieu professionnel

 
 

Mesures générales

  • Prendre en compte et retranscrire dans le « document unique d’évaluation des risques » les risques liés aux ambiances thermiques et adopter les mesures de prévention permettant d’assurer la santé et la sécurité des salariés ;
  • Renouveler l’air de façon à éviter les élévations exagérées de température dans les locaux de travail fermés ;
  • Mettre à disposition de l’eau potable et fraîche ;
  • Fournir aux salariés des moyens de protection contre les fortes chaleurs et/ou de rafraîchissement ;
  • Dans le secteur du BTPBâtiment et travaux publics : mettre à la disposition des travailleurs un local de repos adapté aux conditions climatiques ou aménager le chantier de manière à permettre l’organisation de pauses dans des conditions de sécurité équivalentes. Mettre à disposition des travailleurs trois litres d’eau potable et fraîche au minimum par jour et par salarié ;
  • S’assurer que le port des protections individuelles et les équipements de protection des engins sont compatibles avec les fortes chaleurs ;
  • Prendre les mesures organisationnelles adéquates pour que les travaux se fassent sans exposer les salariés ;

Mesures à appliquer en cas d’alerte "vigilance rouge" par Météo France

Il appartient à l’employeur, au titre de son obligation de sécurité, de procéder en phase de vigilance rouge à une réévaluation quotidienne des risques encourus par chacun des salariés en fonction :

  • de la température et de son évolution en cours de journée ;
  • de la nature des travaux devant être effectués, notamment en plein air ou dans des ambiances thermiques présentant déjà des températures élevées, ou comportant une charge physique ;
  • de l’âge et de l’état de santé des travailleurs.
  • Il est interdit aux employeurs d’affecter des jeunes travailleurs (- 18 ans) aux travaux les exposant à des températures extrêmes susceptibles de nuire à leur santé (art. D. 4153-36 du code du travail). Pas de dérogation possible à cette interdiction.

En fonction de cette réévaluation des risques :

  • l’aménagement de la charge de travail, des horaires et plus généralement de l’organisation du travail doivent être ajustées pour garantir la santé et la sécurité des travailleurs pendant toute la durée de la période de vigilance rouge ;
  • la liste des salariés bénéficiant du télétravail doit être réexaminée, en prêtant une attention particulière aux femmes enceintes, aux personnes souffrant de pathologies chroniques ou en situation de handicap, etc.

Si l’évaluation fait apparaître que les mesures prises sont insuffisantes, notamment pour les travaux accomplis à une température très élevée et comportant une charge physique importante, par exemple travaux d’isolation en toiture ou de couverture, manutention répétée de charges lourdes, l’employeur doit alors décider de l’arrêt des travaux.

Indemnisation ou récupération des heures perdues pour cause de canicule en cas d’activation du niveau orange ou rouge par Météo France

Récupération des heures non travaillées

Les dispositions relatives à la récupération des heures perdues pour cause d’intempéries peuvent être mobilisées. A défaut d’accord, la récupération des heures ne peut avoir pour effet d’augmenter la durée du travail de plus d’une heure par jour, ni de plus de 8 heures par semaine.

Recours au dispositif d’activité partielle

Une indemnisation peut être sollicitée par toute entreprise ayant dû interrompre le travail au titre du dispositif « activité partielle » (article R. 5122-1 du code du travail).

Dispositif spécifique pour les entreprises du BTP

En cas d’interruption du travail, les employeurs doivent s’adresser prioritairement à la caisse régionale de congés intempéries du BTP (article L. 5424-8 du code du travail).

Les trois dispositifs évoqués ci-dessus ne sont pas cumulables.

Recommandations aux travailleurs en cas de fortes chaleurs

Lors de périodes de fortes chaleurs, voire de canicule, certains travailleurs peuvent être particulièrement exposés aux risques liés aux fortes chaleurs. Des mesures simples permettent d’en limiter les effets sur la santé.

Conseils généraux

  • Surveiller la température ;
  • Boire régulièrement ;
  • Porter des vêtements légers qui permettent l’évaporation de la sueur (ex. : vêtements de coton), amples, et de couleur claire si le travail est à l’extérieur ;
  • Signaler à votre employeur si vos vêtements et équipements de protection individuelle sont sources d’une gêne supplémentaire ;
  • Se protégez la tête du soleil ;
  • Adaptez le rythme de travail selon la tolérance à la chaleur ;
  • Organiser le travail de façon à réduire la cadence, notamment en aménageant les plages horaires de travail ;
  • Réduire ou différer les efforts physiques intenses aux heures les plus fraîches ;
  • Alléger la charge de travail par des cycles courts travail/repos ;
  • Évitez toute consommation de boisson alcoolisée ;
  • Faire des repas légers et fractionnés ;
  • Redoubler de prudence si antécédents médicaux et si prise de médicaments.

Prendre l’attache des services de santé au travail mobilisés au titre de leur mission de conseil aux entreprises

Le coup de chaleur

Les signes d’alertes : maux de tête, sensation de fatigue inhabituelle, vertiges, étourdissements, malaise, perte d’équilibre, désorientation, propos incohérents, perte de connaissance.

Les premiers gestes de secours : appeler les secours (en composant le 15), faire cesser toute activité à la personne, la rafraîchir en la transportant à l’ombre ou dans un endroit frais, lui asperger le corps d’eau, lui donner de l’eau et alerter l’employeur.

Recours des salariés au regard de la mise en œuvre des mesures incombant à l’employeur

Le salarié qui constaterait qu’aucune disposition n’a été prise, ou qui considérerait que les mesures mises en œuvre apparaissent possiblement insuffisantes au regard des conditions climatiques constatées, et se verrait opposer un refus par l’employeur quand ses demandes d’aménagement et, en premier lieu, s’agissant de la mise à disposition d’eau fraîche et de locaux suffisamment aérés, serait fondé à saisir les services d’inspection du travail

Ces derniers apprécieront si les circonstances climatiques et la situation dans laquelle il était placé justifiaient ou pas la mise en œuvre des dispositions prévues aux articles R. 4225-1 et suivants du code du travail.

En fonction de la taille de l’établissement, le salarié dispose également de la possibilité de solliciter les représentants du personnel.

 

> affiche canicule employeur - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 6,16 Mb

> affiche canicule travailleur - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,07 Mb

Pour en savoir plus, rendez-vous sur les sites internet de référence et d’appui aux entreprises et leurs personnels :

Chaleur et canicule au travail : les précautions à prendre

Les vagues de chaleur et leurs conséquences

Travail par forte chaleur en été

Le site internet Prévention BTP