Une mobilisation collective pour lutter contre l'Influenza aviaire

 
 
Une mobilisation collective pour lutter contre l'Influenza aviaire

Une extrême vigilance est attendue de tous quant au respect des mesures de biosécurité, notamment dans les basses-cours, pour lutter contre l'influenza aviaire.

Le département de la Haute-Vienne connaît, à ce jour, une situation moins évolutive que d’autres départements voisins. C’est la raison pour laquelle, la préfète appelle à la mobilisation et à la responsabilité collective afin de tout mettre en œuvre pour freiner la propagation du virus et protéger les élevages indemnes au maximum de cette maladie très contagieuse.

Devant la recrudescence de cas d’influenza aviaire hautement pathogène en Europe dans l’avifaune sauvage et dans les élevages, les particuliers détenteurs de volailles ou autres oiseaux captifs destinés uniquement à une utilisation non commerciale, sont tenus de déclarer leur élevage de volailles à la mairie de leur commune et de respecter des mesures de biosécurité.

En Haute-Vienne, 2 foyers ont été confirmés dans des élevages professionnels. Au total, avec deux mesures d’abattages préventifs complémentaires, quatre élevages ont fait l’objet d’abattage, concernant 24 000 canards ont été abattus, au 29 avril 2022.

Afin de prévenir la propagation de cette épizootie et de préserver l’ensemble de la filière, des zones réglementées ont été définies par arrêté préfectoral du 21 avril 2022. Les mesures sanitaires portent sur quarante-cinq communes, où les mouvements de volailles et de produits issus des élevages sont interdits, saufs dérogations, et où des obligations de surveillance par prélèvements et analyses sont rendues obligatoires.

Lors d’une réunion, le 28 avril, et dans un courrier adressé à la suite, la préfète de la Haute-Vienne, Fabienne Balussou a demandé aux maires des communes du département en zones réglementées d’être particulièrement vigilants quant au respect par les particuliers qui disposent de basses-cours, des mesures de biosécurité pour éviter la propagation de l’épidémie.

Dans ce cadre, Madame Marie-Pierre Muller, directrice départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations et Monsieur Daniel Boisserie, maire de Saint-Yrieix-la-Perche ont rappelé devant la presse ce mercredi 4 mai les mesures de biosécurité à respecter au sein des basses cours avant de suivre une opération de contrôle réalisée par des agents de la DDETSPP chez des particuliers sur la commune de Saint-Yrieix-la-Perche.

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Le non respect des mesures de biosécurité est puni de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 4è classe, à savoir jusqu’à 750 euros.

Surveillance de la faune sauvage

Les espèces suivantes d’oiseaux dans la faune sauvage, particulièrement autour des plans d’eau, doivent faire l’objet d’une surveillance renforcée : les anatidés (canards, oies, cygnes), les laridés (mouettes, goélands), les rallidés (poules d’eau, foulques, râles), et actuellement les échassiers et les rapaces.

Les oiseaux trouvés morts doivent être signalés à l’Office français de la biodiversité (OFB) au 05 55 75 54 38 ou la fédération des chasseurs au 05 55 01 39 00 : l’observateur doit mentionner son numéro de téléphone pour pouvoir être recontacté, ainsi que la localisation précise du ou des cadavres. Il doit impérativement rester à distance des cadavres observés et ne pas toucher aux cadavres pour éviter de disséminer de la maladie.

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Téléchargez le dossier de presse : Renforcement des mesures de biosécurité, opération de contrôle des mesures de biosécurité dans les basses-cours

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