Communiqués de presse

Sécurimed, un dispositif de sécurisation et d’alerte discret et simple pour les médecins

 
 
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Raphaël Le Méhauté, préfet de la Haute-Vienne, Gilbert Emery, procureur de la République, Jean-François Lefebvre, directeur général du CHU, François Négrier, délégué départemental de l’ARSAgence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine et Pierre Bourras, président départemental du conseil de l’ordre des médecins ont signé le mercredi 27 juin 2018 un avenant au protocole d’accord sur la mise en œuvre du dispositif de sécurisation des professionnels de santé.

Cet accord prévoit les modalités de mise en œuvre d’un dispositif électronique d’alarme inédit en France pouvant être actionné par les médecins et permettant de les géolocaliser s’ils désirent un secours.

Un dispositif expérimental inédit en France

Le protocole sur la sécurité des professionnels de santé signé le 9 octobre 2015 prévoyait que « des travaux complémentaires pourraient être menés en vue de mettre en place dès que possible un dispositif électronique d’alarme géo-localisée, pour faciliter une intervention rapide et efficace des patrouilles de police ou des unités de gendarmerie ».

A cette fin, le conseil de l’ordre départemental des médecins a proposé d’expérimenter un dispositif consistant à doter les médecins qui le souhaitent d’un bouton-poussoir d’alerte « sécurimed », permettant, en cas de menace d’agression ou en situation d’insécurité, un appel automatique au centre d’information et de commandement (CIC) de la police nationale et simultanément au centre de régulation du SAMUService d'aide médicale urgente 87

Cette expérimentation pourrait être étendue à l’ensemble du département voire à d’autres départements en France.

Un dispositif de sécurisation et d’alerte discret et simple

Les médecins disposant du système d’alerte sont en mesure, en cas de risque imminent d’agression ou de « situation d’insécurité », d’actionner un bouton-poussoir d’alerte relié à leur téléphone.

L’appui sur le bouton-poussoir d’urgence entraîne la double-transmission d'un message électronique au CIC et au SAMUService d'aide médicale urgente. Ce message entrant contient : le nom de médecin, son numéro de téléphone et les coordonnées GPS.

A ce stade de la procédure,

- le SAMUService d'aide médicale urgente écoute le téléphone portable du médecin sans que celui-ci n’ait à intervenir (activation à distance du micro du téléphone);

- le SAMUService d'aide médicale urgente procède à la levée de doute sur une éventuelle mauvaise manipulation. Si aucun son n'est perçu, le SAMUService d'aide médicale urgente procède à un contre-appel ;

- si le doute persiste, le SAMUService d'aide médicale urgente appelle le 17 et communique dans le même temps le lien Googlemaps vers le lieu de l’incident au commissariat ;

Étape suivante : le centre d’information et de commandement (CIC) appelle une patrouille de police proche du lieu de l’incident en vue de son intervention rapide. La couverture de la circonscription de police en patrouilles permet cette rapidité d’intervention, en principe en 5 minutes.

Ce dispositif d’alerte est là pour sécuriser les déplacements des médecins afin de leur permettre d’assurer leur mission de service dans les meilleures conditions.

Dans les faits, les dépôts de plaintes liés à des agressions de médecins sont extrêmement rares. Les comportements de certains patients et l’environnement peuvent en revanche parfois inquiéter.