Communiqués de presse

Présentation de la Police de Sécurité du Quotidien en Haute-Vienne

 
 
Présentation de la Police de Sécurité du Quotidien  en Haute-Vienne

Raphaël Le Méhauté, préfet de la Haute-Vienne s’est rendu mercredi 13 juin dans le quartier de Beaubreuil de Limoges puis à Ambazac pour suivre sur le terrain des policiers et des gendarmes de sécurité du quotidien en présence de Paul Agostini, directeur départemental de la sécurité publique et de François Bonavita, général adjoint au commandant de la région de gendarmerie Nouvelle-Aquitaine et commandant le groupement de gendarmerie départementale de la Haute-Vienne.

Avant de mettre en place la Police de sécurité du quotidien (PSQ), le ministre de l’Intérieur a lancé à l’automne 2017 une large concertation afin d’entendre les propositions émanant du terrain.

En Haute-Vienne, cette concertation conduite par le préfet a eu pour objectif de permettre aux forces de l’ordre (police nationale, gendarmerie et police judiciaire) et aux partenaires locaux (élus, services administratifs et autorité judiciaire, polices municipales, réseaux de transports, acteurs de la politique de la ville, bailleurs et services sociaux, entreprises de sécurité privée, associations, entreprises,) de donner leurs attentes et leurs retours d’expérience.

La sécurité du quotidien, c’est lutter contre tout ce qui fait naître un sentiment d’insécurité chez nos concitoyens et qui leur donne l’image de l’impuissance publique : les cambriolages, les infractions routières, les implantations et campements illicites, les rodéos sauvages, les occupations des halls d’immeubles, les incivilités dans la rue et dans les transports, ou le harcèlement de rue pour les femmes.

Le département de la Haute-Vienne présente la particularité d’abriter à la fois 9 quartiers prioritaires politique de la Ville, regroupant 25 000 habitants avec un revenu médian parmi les plus faibles de France, au sein de la commune de Limoges, seconde ville la plus peuplée de Nouvelle-aquitaine, et d’un autre côté, un vaste espace rural. Les enjeux en matière de sécurité sont donc très diversifiés, entre une zone gendarmerie rassemblant, sur 193 des 200 communes, 52 % de la population, et une zone urbaine concentrée autour de l’agglomération de Limoges, correspondant à la zone de compétence de la police nationale, qui regroupe 6 communes autour du chef-lieu et 178 500 habitants, soit 48 % de la population totale.

2017 et les premiers mois de 2018 ont confirmé une tendance générale à la stabilité, voire à la baisse de la délinquance générale, avec :

  •  des atteintes aux biens globalement en baisse malgré un nombre de cambriolages encore élevé ;
  •  des atteintes aux personnes en légère baisse ;
  •  de réels succès en matière de lutte contre les trafics de stupéfiants, avec la mise hors d’état de nuire de plusieurs réseaux bien organisés.

Malgré tout, les incivilités subies par les habitants, voire certaines violences ou agressions sont autant de motifs d’inquiétude qui alimentent le sentiment d’insécurité.

C’est pour cette raison que les modalités d’action des forces de sécurité doivent évoluer et mieux s’adapter aux spécificités locales, tant en zone Police qu’en zone Gendarmerie.

Déploiement de la police de sécurité en zone police

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Pour la police nationale, la mise en œuvre de la PSQ poursuit 3 objectifs :

1 - Accroître les contacts avec la population :

A l’instar de l’expérimentation lancée au Val de l’Aurence fin 2017, 2 groupes de pilotage et de suivi (GPS) seront mis en place, à Beaubreuil et la Bastide. Réunissant autour du préfet et du maire l’ensemble des acteurs de terrain, le GPS exige une implication forte de la mairie et de la population dans son ensemble (conseils citoyens, conseils de quartiers, commerçants, entreprises...). Il a vocation à repérer les difficultés de toute nature rencontrées soit par les services présents dans les quartiers soit par les habitants, puis à proposer des solutions concrètes et adaptées. Ces solutions peuvent être matérielles ou reposer sur des modalités d’intervention ciblées de la police nationale voire de la police municipale.

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Une avancée notable dans l’amélioration du contact avec les citoyens a consisté en la mise à disposition d’une assistante sociale au profit du commissariat central, avec un financement à 50 % par la Ville de Limoges. Ce dispositif en vigueur depuis avril 2018 permet d’apporter une réponse aux situations sociales difficiles soulevées notamment par les plaintes pour violences intrafamiliales.

2 - Renforcer la présence dans les quartiers :

En donnant priorité aux missions de voie publique. Ainsi, les policiers nouveaux arrivants ont été affectés principalement sur les secteurs impactés par la PSQ afin de mieux répondre aux problématiques rencontrées. La DDSPdirection départementale de la sécurité publique s’est réorganisée en décloisonnant les secteurs et en mutualisant les patrouilles et opérations de contrôles.

En adaptant les horaires pour une présence en phase avec la vie des quartiers afin de rassurer la population. Déjà en place depuis quelques semaines, ce système donne déjà des résultats. Non seulement les patrouilles pédestres sont beaucoup plus présentes dans les quartiers, mais les échanges avec les partenaires et la population ont été multipliés.

Cette présence accrue sur le terrain doit permettre de répondre aux enjeux primordiaux que sont sur le territoire, la lutte contre les occupations de halls d’immeubles et les trafics divers et les rodéos.

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La mise en place de la PSQ s’ajoute aux 16 000 interventions annuelles de la DDSP sur la voie publique ainsi qu’aux autres missions des services.

3 – Amélioration des moyens :

L’amélioration des moyens va être poursuivie. L’utilisation du numérique permettra aux agents d’être plus performants dans leurs missions et leurs réponses aux usagers.

Déploiement de la police de sécurité en zone gendarmerie

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Pour la Gendarmerie, 4 objectifs prioritaires :

1 - Améliorer le contact avec la population :

La proximité avec la population est au cœur de l’action de la gendarmerie nationale. Le contact est un objectif prioritaire. Il constitue un outil d’anticipation et de prévention des événements.

En facilitant l’accueil des usagers, y compris par des déplacements au domicile des habitants pour y recueillir une plainte. L’utilisation des outils numériques le permet désormais.

En renforçant l’accompagnement des victimes et les patrouilles de contact.

En renforçant le lien avec les collectivités locales. Un sous-officier de gendarmerie est identifié pour être référent PSQ auprès de chaque maire. Les missions de contact seront dissociées et préservées de la gestion des interventions et

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des événements. Des dispositifs de participation citoyenne seront encouragés.

En consolidant l’accompagnement social des familles et la prise en charge des victimes de violences conjugales ou intrafamiliales. Il est prévu dans les mois qui viennent la mise à disposition d’un intervenant social auprès du groupement de gendarmerie départementale.

Enfin le référent sûreté placé auprès du groupement assure des missions d’audit et de conseil auprès des commerçants et des entreprises.

2 - Renforcer le contrôle des flux :

Une présence accrue sur les 12 000 km de routes que compte le département permettra une amélioration du contrôle des flux pour lutter de façon efficace contre les trafics divers (Stupéfiants, immigration…) et autres faits de délinquance.

3 – Développer les partenariats :

Un travail de relecture et de rénovation des conventions de coordination avec les polices municipales sera lancé prochainement, de même qu’avec les sociétés privées de sécurité. La participation aux conseils communaux et intercommunaux de prévention de la délinquance permettra de favoriser le lien avec l’ensemble des partenaires locaux de la sécurité : services publics, Éducation Nationale, bailleurs sociaux…

4 – Améliorer les moyens :

Enfin, la police de sécurité du quotidien permettra la poursuite d’un plan de modernisation et de sécurisation des casernes.