Communiqués de presse

Plan hiver 2019–2020 : la mobilisation sans précédent de places d’hébergement, un renforcement des actions de « aller vers » et un travail de coordination et d’observation

 
 

Le Plan hiver est mis en œuvre à compter du 1er novembre, pour 5 mois. En Haute-Vienne, il se traduit par la mobilisation de capacités d’hébergement d’urgence importantes et la possibilité de recourir en cas de grand froid à l’ouverture d’un lieu de mise à l’abri dans un gymnase mis à disposition par la ville de Limoges.

L’ensemble des acteurs de la veille et de l’urgence sociale sont réunis régulièrement sous l’égide des services de l’État pour organiser la réponse hivernale aux besoins et garantir la bonne coordination de tous, ainsi que la circulation de l’information et l’observation des évolutions de la situation.

1- Un important renforcement des capacités d’hébergement depuis 2017, qui permet de mettre à l’abri un plus grand nombre de personnes, notamment en période hivernale :

  • + 54 % de places d’hébergement généraliste (dont + 110 % pour les seules places d’hébergement d’urgence, ces dernières passant de 83 début 2017 à 175 en 2019), dont 22 places créées pour la seule année 2019,
  • + 56 % de places d’hébergement pour les personnes en demande d’asile, et en cours d’ouverture 40 places supplémentaires (20 places en 2019 et 20 places supplémentaires en janvier 2020).

2- Un recours autant que de besoin à des places exceptionnelles pour mettre à l’abri les ménages les plus fragiles, en cas d’absence de places disponibles dans les structures d’hébergement

3- La mobilisation possible d’un centre temporaire d’hébergement d’urgence en cas de grand froid: gymnase du Sablard mis à disposition par la Ville de Limoges, et activation opérationnelle du dispositif confiée à la Croix-Rouge.

4- Un important travail de développement du «aller vers»:

  • un travail de coordination entre les services de l’État, le 115 et les associations conduisant des maraudes, afin d’améliorer le repérage et l’orientation des personnes rencontrées dans la rue par les associations,
  • un soutien aux maraudes associatives par la mise en place de temps de formation et d’échanges de pratiques pour outiller les bénévoles,
  • les maraudes couvrent tous les soirs de la semaine, sauf le dimanche où une maraude est réalisée l’après-midi, et se coordonnent, en cas de grand froid, pour accroître leur amplitude horaire et élargir leur circuit,

5- Une mobilisation du 115 et des services de l’État pour suivre au quotidien les remontées du terrain, et notamment celles des maraudes, afin de repérer les problématiques les plus prégnantes pour ajuster en permanence les réponses à apporter.

Il nous appartient, à chacun, d’être attentifs à celles et ceux qui, en cette période, peuvent être à la rue.