Communiqués de presse

Conduite à tenir en cas de prédation d’un animal au sein d’un troupeau

 
 

En cas de suspicion de prédation d’un animal au sein d’un troupeau, il est important de mettre en œuvre les bonnes actions afin de pouvoir déterminer l’origine du dommage.

Voici donc les réflexes à adopter afin de faciliter l’identification du prédateur :

- signaler dès sa découverte la prédation au service départemental de l’ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage au 05 55 32 20 54 ou à l’adresse mel suivante sd87@oncfs.gouv.fr

- ne pas déplacer la carcasse

- la couvrir pour éviter l’intervention de charognards

- éviter de circuler autour de la carcasse et en particulier, empêcher la présence de chiens.

Les agents de l’ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage viendront établir un constat, selon un protocole standardisé défini dans le cadre du plan national d’actions 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage. Ce constat permet de relever des éléments techniques précis relatifs à la carcasse, mais aussi à son environnement. Il est donc réalisé par des personnes formées et habilitées à cet effet. Les éléments retranscrits sont ensuite analysés par un référent régional de l’ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage qui transmet ses conclusions à la direction départementale des territoires.

La présence du loup dans un territoire est mise en évidence grâce à la récolte de données (empreinte, piste, proie sauvage, observation visuelle, excrément, poil, urine…) dans le cadre du réseau loup. Ce réseau s’appuie sur la participation de personnes formées au recueil d’indices sur le terrain, appelées « correspondants ».

Le nombre de correspondants du réseau loup dans le département sera étoffé début 2019 grâce à une formation à destination d’agents de l’État, de techniciens de la fédération des chasseurs, de lieutenants de louveterie, d’associations de protection de la nature, de chasseurs et de représentants du monde agricole volontaires.

Le prélèvement d’échantillons relève de la réglementation sur les espèces protégées. L’écouvillonnage est toléré. Les prélèvements et le transport d’échantillons sanguins ou de tissus ne peuvent être réalisés que par des personnes dépositaires d’autorisations spécifiques ou par les agents de l’ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage.

Les échantillons biologiques collectés font systématiquement l’objet d’analyses génétiques. Les génomes du loup et du chien étant extrêmement proches, leur distinction n’est possible qu’après une analyse statistique fine des résultats obtenus par la biologie moléculaire. A ce jour, seules les analyses effectuées dans le cadre du réseau loup réalisées par le laboratoire Antagene, reconnu internationalement pour ses compétences d’analyses génétiques portant sur les canidés et sélectionné après un appel d’offre européen, sont validées par l’État. Les échantillons analysés par le laboratoire Forgen ne peuvent aujourd’hui être pris en compte dans l’attente de la mise en œuvre de la comparaison scientifique des méthodes d’analyses et d’interprétation des résultats. Sur ce sujet, l’État a signé une convention avec chacun des deux laboratoires portant su