Communiqués de presse

Cellule de veille sur le loup : réunion annuelle du 1er septembre 2020

 
 

Seymour Morsy, préfet de la Haute-Vienne, a réuni mardi 1er septembre la cellule de veille sur le loup. L’ordre du jour de cette réunion - 3ème depuis l’installation de la cellule en 2018 - était consacré à la restitution de l’étude sur la vulnérabilité des systèmes d’élevage des territoires de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne au risque de prédation par le loup et à la présentation des démarches conduites au titre du plan national d’actions 2018-2023 sur le loup.

Outre les services de l’État et de l’Office français de la biodiversité (OFB), participaient également à cette réunion des représentants des collectivités (conseil régional, conseil départemental, parc naturel régional de Millevaches en Limousin, association des maires), des représentants du monde agricole (chambre d’agriculture, syndicats agricoles, fédération des éleveurs ovins, association préservons nos troupeaux du loup en Limousin), des instances forestières (centre régional de la propriété forestière, office national des forêts), et cynégétiques (fédération départementale des chasseurs et association des lieutenants de louveterie) ainsi que des associations agréées pour la protection de la nature (Limousin nature environnement, groupe mammalogique et herpétologique du Limousin).

Dans son discours d’ouverture, le préfet a souligné l’intérêt de la cellule de veille sur le loup, même si la présence de celui-ci n’est pas avérée dans les départements du Limousin.

Cette réunion a ainsi été l’occasion de restituer l’étude sur la vulnérabilité des systèmes d’élevage des territoires de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne au risque de prédation par le loup. Initiée il y a un an, cette étude a été conduite par l’institut de l’élevage et a mobilisé les trois chambres d’agriculture ainsi que des experts du réseau COADAPHT (Co-adaptation entre prédateurs et humains dans leurs territoires). Elle a permis d’analyser la vulnérabilité, la sensibilité et les leviers éventuels d’adaptabilité des systèmes d’élevages propres au territoire de l’ex-Limousin, d’identifier les moyens disponibles pour protéger les troupeaux et d’apporter des éléments scientifiquement objectivés permettant d’outiller les acteurs qui auront à mettre en œuvre des actions visant à diminuer les risques de prédations.

Par ailleurs, il a été rappelé les différentes démarches conduites au titre du plan national d’actions 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage, que sont :

  • l’existence d’un réseau de correspondants loup en Haute-Vienne formés en 2019 par l’Office français de la biodiversité,
  • la mise en place des mesures d’accompagnement des agriculteurs (financières ou techniques) via le plan de développement rural Limousin qui sont désormais opérationnelles et pourront donc être activées si la présence du loup était avérée,
  • l’existence des crédits d’urgence (crédits État) permettant de répondre rapidement à une situation de crise par le financement de mesures de protection (gardiennage, matériel de protection, accompagnement technique…).

Le travail engagé va se poursuivre avec l’ensemble des acteurs de terrain sur les trois départements. L’objectif est d’étudier les dispositifs susceptibles d’être mis progressivement en place et financés pour limiter la vulnérabilité des élevages qu’ils soient ovins ou bovins (chiens de protection, clôtures électriques, conduite des troupeaux par exemple).

Office français de la biodiversité - Le loup en France

DREAL Auvergne-Rhône-Alpes - Mission Loup

 

   
   

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